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Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire
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Communiqué de presse (25/06/2021) Nous suivre sur Twitter Nous suivre sur Facebook LinkedIn


Rapport d’activités 2020 :
L'AFSCA maintient un haut niveau de protection des consommateurs- même en cas d'imprévu - et s'adapte pour relever les défis de demain

 

Bruxelles, le 25/06/2021 - Le confinement, la fermeture de l’Horeca, le télétravail obligatoire, … 2020 fût pour tous une année hors du commun. L’AFSCA a, elle aussi, dû se réinventer pour rester concentrée sur ses missions essentielles, à savoir protéger le consommateur et veiller à la santé de nos animaux et de nos végétaux.

Bien que pour nombre d’entre nous la crise du coronavirus ait mis la vie en suspens, nous avons tous continué à consommer. Les entreprises alimentaire n’ont donc pas arrêté de produire, d’importer, de transformer et de vendre des denrées alimentaires. D'autres défis se sont également présentés en 2020 : la date butoir du Brexit ne s’est pas soudainement effacée, des petites graines de sésame ont mis en avant la nécessité d’un bon système de rappels de produits, les fraudeurs n’ont pas pris de vacances, les maladies animales ne se sont pas mises en pause …

En 2020, l'AFSCA a donc logiquement continué à surveiller la sécurité de l'ensemble de cette chaîne alimentaire.


Coup d’œil rapide sur le rapport d’activités 2020 : quelques chiffres-clés

  • 104.729 missions de contrôle effectuées en 2020 (2019 : 106.552) et toujours un haut taux de conformité : 86,1% des check-lists d’inspection sont conformes
  • 2 missions de contrôle sur 3 (19.914 contrôles) dans le secteur de la distribution (Horeca, boulangeries, boucheries, …) effectuées avec une check-list adaptée « spécial Covid ».
  • L’AFSCA a réalisé 64.450 échantillonnages en 2020, soit une moyenne de 254 échantillonnages par jour ouvrable en Belgique. 97,7% d’entre eux étaient conformes (97,1 % en 2019).
  • 396 rappels de produits et avertissements publiés sur le site Internet de l’AFSCA : 105 avaient trait avec la problématique sésame.
  • Avec ses (aéro)ports, la Belgique est un point d’entrée important en Europe : 114.929 envois ont été contrôlés aux postes de contrôles frontaliers belges.
  • 792 enquêtes dans le domaine de lutte contre la fraude alimentaire ont été ouvertes par l’Unité Nationale d’Enquête (UNE) de l’AFSCA. 512 PV d’infraction ont été établis et 50 perquisitions ont été menées avec la police.



Nos engagements pendant la crise du Covid-19


Dès le début considérée comme un service essentiel, l'AFSCA a continué de réaliser des contrôles sur le terrain, tout en tenant compte des situations difficiles auxquelles les entreprises de l’alimentaire se sont trouvées confrontées pendant cette pandémie.

Les inspecteurs ont continué les visites de terrain, même dans le secteur Horeca. L’alternative a été la mise en place d’une check-list de contrôle adaptée. Près de 20.000 contrôles (essentiellement dans les secteurs de la distribution comme l’Horeca, boulangeries, boucheries, plats à emporter, …) ont été effectués avec cette check-list adaptée en 2020.

L’AFSCA a aussi et rapidement mis en place des assouplissements : la cotisation annuelle pour les secteurs Horeca et commerces ambulants a été supprimée pour les années 2020 et 2021, les établissements Horeca qui souhaitaient passer à un service de plats à emporter n'ont pas dû demander un enregistrement supplémentaire, les contrôles de routine dans les lieux où des groupes à risque sont présents (tels que les hôpitaux, les maisons de repos) n'ont temporairement pas été effectués, …


Une préparation intense au Brexit

Si le Brexit a officiellement eu lieu le 31 janvier 2020 sur le plan politique, il ne s’est manifesté pleinement sur le plan économique et commercial qu’à la fin de la période de transition, fixée au 31 décembre 2020.

Une chose était certaine : accord ou pas, il y aura davantage de contrôles à l'importation et de démarches en vue de l’exportation ! En plus du recrutement de 113 employés supplémentaires, l’AFSCA a également mis en place différents soutiens aux entreprises qui font du commerce avec le Royaume-Uni, mais qui ne sont pas familières avec le commerce avec des pays tiers.

Cependant, l’AFSCA est donc déjà bien rôdée aux contrôles à l’importation et à la certification dans le cadre des exportations. Avec ses nombreux (aéro)ports, la Belgique est un point d’entrée important en Europe. En 2020, l’AFSCA a contrôlé 114.929 envois en provenance de pays tiers et à destination de la Belgique et de l’Union européenne et en a refusé 1079 (0,9 %).


Graines de sésame : petites graines, grandes conséquences


On les retrouve sur des centaines de produits : une poignée de graines parsemées sur un pain, en huile, en condiment, ... Dans notre alimentation, les graines de sésame sont utilisées, parfois en toutes petites quantités, sur une large gamme de produits finis.

En septembre 2020, une entreprise alerte l’AFSCA sur la présence d’une substance non autorisée en Europe (oxyde d'éthylène) sur un lot de graines de sésame. La Belgique tire la sonnette d'alarme et informe les entreprises et les autres Etats membres de cette problématique. Résultat des courses : tant les autorités que les entreprises prennent des mesures. Rappels de produits, substance ETO incluse dans les (auto)contrôles, contrôles à l’importation renforcés, … pour faire en sorte que seuls des produits conformes et sûrs arrivent dans le caddy du consommateur.

En Belgique, pour l’année 2020, 105 produits à base de graines de sésame non conformes ont été rappelés auprès des consommateurs.

Grippe aviaire : un autre type de virus aux portes de la Belgique

Dès le mois de mai 2020, de nombreux cas de grippe aviaire hautement pathogène (IAHP) de type H5, étaient identifiés en Russie et au Kazakhstan, des régions qui abritent beaucoup d’oiseaux migrateurs.

Le 1er novembre 2020, compte-tenu du risque augmentant en Belgique, le Ministre de l’Agriculture David Clarinval a déclaré une période de risque accru afin de permettre la mise en place de mesures supplémentaires pour limiter le risque d’introduction du virus dans les exploitations de volailles de notre pays. Le 13 novembre 2020, les premiers cas d’oiseaux sauvages infectés par le virus de la grippe aviaire H5N8 étaient identifiés en Belgique. Tous les détenteurs de volailles et d’oiseaux d’ornement, qu’ils soient professionnels ou particuliers, ont alors reçu l’injonction de confiner leurs animaux afin d’éviter tout contact avec les oiseaux sauvage.

Certes, on ne peut pas contrôler la route de migration d’un oiseau. Mais, grâce aux mesures de biosécurité déjà en place dans les exploitations professionnelles et grâce aussi à un système efficace de surveillance, de prévention et de gestion instauré par l’AFSCA, la présence et la propagation du virus en Belgique fût limitée.

Peste porcine africaine : la Belgique retrouve son statut indemne aux yeux du monde

Le 20 novembre 2020, la Belgique récupérait, au niveau européen, son statut indemne de peste porcine africaine (PPA). Un mois plus tard, le 21 décembre 2020, il en était de même au niveau de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), lorsque la Belgique retrouve son statut indemne chez tous les suidés (porcs et sangliers). Cette succession d’annonces ferme, on l’espère de manière définitive, une parenthèse de plus de deux ans. La récupération rapide de ces statuts n’aurait pas été possible sans une collaboration Fédéral-Région exemplaire.

Il s’agit aussi d’une bonne nouvelle pour les exploitations porcines belges : la Belgique ne figure plus sur la carte mondiale des pays touchés par la PPA. Cependant, l’exportation de viande de porc vers la vingtaine de pays qui avaient décidé d’imposer un embargo n’a pas repris automatiquement à la faveur de la récupération des statuts indemnes. Fin 2020, treize pays maintenaient encore leur embargo sur la viande de porc belge.

Au-delà de la récupération de marchés pour l’exportation de viande de porc belge, l’AFSCA porte une attention particulière à la préservation des marchés d'exportation belges et à l’ouverture de nouveaux marchés à travers le monde. Les entreprises agroalimentaires belges investissent de plus en plus dans l’exportation et c’est l’AFSCA qui négocie les conditions sanitaires et phytosanitaires à cet effet : des exportations de 30 différentes sortes de produits dans 26 pays tiers sont ainsi devenues possibles en 2020.

S’organiser pour lutter contre la fraude

Certaines entreprises ou personnes ont profité du contexte lié à la pandémie de coronavirus pour vendre des denrées alimentaires aux allégations trompeuses et illégales. On pense aux compléments alimentaires, mais pas que : du thé, du miel, des plats préparés, … les fraudeurs ne manquent pas d’imagination ! La Commission européenne a d’ailleurs mis en place, dès le mois d’avril 2020, un plan d’action renforcé, spécifiquement orienté sur les produits prétendant protéger du coronavirus ou booster le système immunitaire. En Belgique, l’AFSCA a traité une cinquantaine de dossiers concernant des produits illégaux ou présentant des allégations trompeuses.

Prévention, détection, répression : 792 enquêtes pour fraudes ont été ouvertes en 2020. 512 PV d’infraction ont été établis et 50 perquisitions ont été menées avec la police.

L’AFSCA a mis les moyens pour mettre en œuvre une véritable stratégie de lutte contre la fraude, hissant ainsi la Belgique à la pointe de la lutte contre la fraude alimentaire.

Baromètre de la sécurité alimentaire 2020

Le baromètre de la sécurité alimentaire est un outil développé en 2010 par le Comité scientifique (SciCom) institué auprès de l’AFSCA. Celui-ci permet d’obtenir une image, sur une base annuelle, de l'évolution de l'état général de la sécurité alimentaire en Belgique. Ce baromètre est basé sur un éventail d'indicateurs couvrant l'ensemble de la chaîne alimentaire, c'est-à-dire de l'approche préventive (autocontrôle, inspections), au contrôle des produits (présence de dangers chimiques et biologiques), en passant par les conséquences pour la santé publique (toxi-infections alimentaires).

Le baromètre de la sécurité alimentaire montre une légère augmentation de +6,5 % pour 2020, par rapport à 2019. Cette augmentation est principalement due à une augmentation du nombre d'inspections favorables en ce qui concerne l’infrastructure, l’installation et l'hygiène dans l’Horeca, les cuisines de collectivité, les grossistes et les détaillants, et à une tendance à la diminution du nombre de contaminations des denrées alimentaires (notamment Salmonella et Campylobacter, une bactérie que l’on retrouve principalement dans les aliments crus). La conformité des produits demeure en outre très élevée.

Herman Diricks, administrateur délégué de l'AFSCA : "L’année 2020 sera définitivement associée au coronavirus. Suite à la pandémie et aux mesures prises pour lutter contre le Covid-19, nous avons adapté notre méthode de travail afin de continuer à surveiller efficacement la sécurité alimentaire en Belgique.

Afin de relever les défis de demain, nous continuerons à travailler en tant que service public flexible et orienté objectifs pour réaliser notre mission : protéger le consommateur, partout en Belgique et en Europe
.

David Clarinval, Ministre fédéral de l’Agriculture : « Malgré une année 2020 particulièrement difficile, l’AFSCA a fait le maximum pour assurer ses missions et relever quelques défis supplémentaires: le Brexit, la Peste Porcine Africaine, la grippe aviaire en sont les principaux. L’Agence a su s’adapter aux conditions imposées par la pandémie, afin d’assurer de manière optimale la sécurité de la chaine alimentaire. Je tiens à remercier tous les membres du personnel de l'AFSCA pour tout le travail réalisé »


  Personne de contact pour la presse:
Stéphanie Maquoi
stephanie.maquoi@afsca.be
Tél. : 0478 69 57 84
Notre mission est de veiller à ce que tous les acteurs de la chaîne fournissent aux consommateurs et les uns aux autres une assurance optimale que les aliments, les animaux, les plantes et les produits qu’ils consomment, utilisent ou détiennent sont fiables, sûrs et protégés, maintenant et à l’avenir.

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