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Communiqué de presse (31/05/2021) Nous suivre sur TwitterNous suivre sur Facebook




Aidez à prévenir la propagation des "maladies exotiques des plantes" en signalant leur présence via un nouvel instrument

  Aidez à prévenir la propagation des "maladies exotiques des plantes" en signalant leur présence via un nouvel instrument.
Toute personne qui repère une maladie ou un ravageur exotique des plantes dans son jardin ou son quartier peut désormais aider à identifier l'agent pathogène et à le signaler dans la nouvelle application Beware&Note sur le site web d'observations.be. L’Instituut voor Landbouw-, Visserij- en Voedingsonderzoek (ILVO) (ILVO), le Proefcentrum voor Sierteelt (PCS) et Natuurpunt Studie espèrent ainsi impliquer les citoyens dans la protection de nos espaces verts publics et privés contre les maladies et les ravageurs exotiques. Ces organismes dits de quarantaine (organisme Q) franchissent de plus en plus les frontières de l'Union européenne, causant des dommages à notre environnement et à notre production végétale et alimentaire.


Votre aide est nécessaire !
Une maladie ou un ravageur des plantes est considéré comme un organisme de quarantaine (ou organisme Q) par la législation européenne lorsqu’il est capable de causer des dommages économiques et environnementaux importants et qu’aucune mesure de contrôle efficace n’existe. La politique vise donc à prévenir l'introduction et la propagation de ces organismes nuisibles. Une des actions dans le cadre de cette prévention est le signalement précoce de leur présence (suspectes) sur le territoire.

ILVO, PCS et Natuurpunt demandent l'aide du public, des naturalistes amateurs, mais aussi des jardiniers, des étudiants, des scientifiques et des professionnels de l'agriculture, de l'horticulture et de la sylviculture pour accélérer ce processus. Ils peuvent utiliser le système d'alerte Beware&Note pour identifier ce qu'ils pensent avoir observé. Il peut s'agir d'insectes facilement identifiables, ou de champignons, de bactéries ou de virus qui provoquent des symptômes clairs. « Après identification, ils peuvent également signaler leur découverte", explique Wouter Vanreusel de Natuurpunt. Ainsi, les autorités compétentes et les exploitants des zones et parcelles forestières, naturelles, agricoles et horticoles peuvent prendre des mesures plus rapidement.

Les signalements des organismes nuisibles suspects par des particuliers se sont avérés précieux par le passé : "En 2006, par exemple, un amateur de bonsaï a signalé la présence d'un coléoptère particulier sur un bonsaï à Grammont. D'après la photo qu'il a envoyée, il est vite apparu qu'il s'agissait d'un capricorne asiatique des agrumes, un coléoptère non indigène qui peut causer de gros dégâts à toutes sortes d'arbres feuillus", explique Jochem Bonte de l'ILVO. Il avait été importé d'Asie avec le bonsaï. Le coléoptère et le bonsaï ont été placés en quarantaine et, heureusement, aucun autre œuf ou larve n'a été trouvé. Aux Pays-Bas, en 2007 et 2009, un total de 270 000 plantes a dû être détruit après la détection d’un foyer d'une espèce similaire de capricorne asiatique dans des zones résidentielles. Grâce au réflexe rapide de ce citoyen de Grammont, beaucoup de problèmes ont pu être évités.

Comment fonctionne la nouvelle application ?
Supposons que vous rencontriez lors d'une promenade des conifères présentant des symptômes de déshydratation et des champignons sur le tronc. Vous vous connectez à Beware&Note et filtrez la base de données pour les parasites des conifères.



Vous recevez deux suggestions, et vous pensez qu'il s'agit du champignon nommé " Polypore du Pin d'Amérique du Nord" (Heterobasidion irregulare). Sur les fiches d'accompagnement, vous trouverez une explication des symptômes causés par ce champignon (en 3 langues) et une liste des espèces végétales qui peuvent être infectées. Si, après ces explications, vous êtes convaincu qu'il s'agit du Polypore du Pin, vous pouvez le signaler en appuyant simplement sur le bouton. Vous pourrez alors envoyer une photo qui sera examinée par un expert de l'ILVO ou de Natuurpunt. Si vous le souhaitez, vous serez tenu informé de l'observation. Chaque utilisateur peut indiquer les cultures et les régions qui l'intéressent, afin de recevoir des notifications lorsqu'un organisme Q a été trouvé dans cette région.

Action après contrôle des experts
« Si nous ne sommes pas sûrs que votre photo représente un organisme Q, nous prélevons un autre échantillon sur place", explique Jochem Bonte. Ce n'est qu'une fois que les experts sont certains de l'identification de l’espèce que l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (l’AFSCA), en collaboration avec le propriétaire ou l’exploitant des espaces verts infectés, décide des mesures à prendre. Ces mesures peuvent aller de l'abattage des arbres à la destruction de toutes les cultures dans un certain périmètre. Hanne Denaeghel (PCS) : "Comme ces mesures d'urgence peuvent être assez radicales, il est crucial que chaque signalement d'un organisme Q soit examiné pour en vérifier l'authenticité et que ce n'est qu'après vérification par les experts et approbation par les autorités que d'autres mesures peuvent être prises.

Ce nouvel instrument est donc un élément important de l'ensemble des mesures européennes visant à freiner la propagation de maladies exotiques. L'approche préventive, en particulier la surveillance intensive, une détection et un contrôle rapide, devrait permettre d'éviter des pertes de rendement et des coûts de lutte élevés.

Plus d’info
Consultez l'application Beware&Note: https://observations.be/species/Q-organismen/
Personne de contact à l' ILVO: Jochem Bonte: jochem.bonte@ilvo.vlaanderen.be
Personne de contact à Natuurpunt: Wouter Vanreusel: wouter.vanreusel@natuurpunt.be
Personne de contact au PCS: Hanne Denaeghel: hanne.denaeghel@pcsierteelt.be

Le projet qui a permis le développement de l'application Beware&Note a été financé par le service public fédéral (SPF) Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement, en étroite consultation avec l'AFSCA.
Notre mission est de veiller à la sécurité de la chaîne alimentaire et à la qualité de nos aliments, afin de protéger la santé des hommes, des animaux et des plantes.

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