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Peste porcine africaine


   

Actualité
Présentation de la maladie
Mesures de prévention et de lutte
Législation
Situation en Belgique et à l'étranger

Fiche pratique







Actualité   Update 24/04/2016

 

Le virus de la peste porcine africaine a été identifié ces 3 dernières années dans 5 pays européens : la Lituanie, la Pologne, la Lettonie, l’Estonie e l'Italie (Sardaigne). La PPA est toujours régulièrement identifiée en Sardaigne où la maladie se trouve à l’état endémique, tant dans la population de sangliers que chez les cochons semi-sauvages.

En 2015, plusieurs cas de PPA ont été découverts chez des porcs domestiques dans l’UE, plus précisément en Lettonie (n=10), en Lituanie (n=13), en Estonie (n=18), en Pologne (n=1) et en Sardaigne (n=15). La population de sangliers de ces cinq pays est également fortement touchée (n=1862 pour 2015).

En date du 22 avril 2016, on recense 2 foyers en Sardaigne et un foyer en Pologne, chez des porcs domestiques. En ce qui concerne les suidés sauvages, ont été dénombrés pour l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Sardaigne respectivement 384, 270, 53, 8 et 37 cas de PPA.

Au niveau européen, la Commission Européenne évalue régulièrement les zones de restriction appliquées dans les pays baltes (Estonie, Lituanie, Lettonie) et en Pologne (Décision 2014/709/EU).

Des mesures de nettoyage et de désinfection supplémentaires des camions utilisés pour le transport d’animaux vivants ou d’aliments pour animaux revenant de Russie après livraison de leur marchandise sont d’application depuis 2011 suite à des cas et des foyers de PPA dans ce pays. Ces mesures s’appliquent depuis août 2013 aussi aux transports en provenance de Biélorussie, et uniquement aux camions ayant été utilisés pour le transport d’animaux vivants. En outre, il est strictement interdit de ramener de la viande ou des produits de viande issus de pays ou de zones où sévissent la PPA. Le virus de la PPA peut en effet survivre longtemps dans ce genre de produits et peut, via cette voie, être introduit chez les porcs. Il est également interdit de visiter une exploitation porcine ou d’entrer en contact avec des porcs dans les 72h suivant le retour d’une zone à risque.

La faune sauvage est considérée comme réservoir du virus, et représente un risque élevé de propagation transfrontalière.

En vue d’évaluer le risque d’endémicité de la PPA dans le Caucase et en Russie et d’évaluer le risque d’introduction dans l’Union européenne, la Commission européenne a invité l’EFSA à rendre un avis scientifique sur la question. Cet avis a été publié en mars 2010. L'avis dans sa totalité et son résumé (anglais) sont disponibles sur le site de l'EFSA. En mars 2014 et juin 2015, cet avis a été complété par de nouvelles analyses concernant les risques liés à la présence de la PPA dans les populations de sangliers en Europe de l’Est (http://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/scientific_output/files/main_documents/4163.pdf).

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Présentation de la maladie

 

Il existe deux sortes de peste porcine : la peste porcine classique et la peste porcine africaine.

Bien que ces deux maladies soient provoquées par des agents pathogènes fondamentalement différents, elles sont très proches sur le plan clinique, lésionnel et épidémiologique. Elles sont de plus soumises à la même législation.

 

Origine

La peste porcine africaine est une maladie virale provoquée par un asfivirus, de la famille des Asfarviridae.

En Europe, elle affecte les porcs et les sangliers. La maladie n’est pas contagieuse pour l’homme.

 

Symptômes cliniques

Selon la virulence de la souche impliquée, la PPA va se présenter sous différentes formes :

  • forme aiguë : forte fièvre, anorexie, léthargie, désordres hématologiques s’accompagnant d’hémorragies sous-cutanées et d’ictère, diarrhée, mort rapide (2-3 semaines) et taux de mortalité pouvant avoisiner les 100% ;
  • forme subaiguë : symptômes moins intenses, avec un taux de mortalité moindre et la mort survenant dans un délai plus long ;
  • forme chronique : une clinique insidieuse est observée, avec des signes frustes d’une maladie évoluant sur plusieurs mois.
La maladie étant très contagieuse, les symptômes se propagent très rapidement à l’ensemble des porcs d’une exploitation. Chez les sangliers, une forte mortalité est souvent rapportée.

 

Transmission

Le virus responsable de la PPA est présent dans le sang, les tissus, l’urine, les excréments, les sécrétions et les excrétas des animaux malades. Il est très contagieux et résistant. Il peut dès lors être transmis par les voies suivantes :

  • par voie transplacentaire, les porcelets ainsi contaminés restent porteurs et excréteurs du virus pendant plusieurs mois après la naissance ;
  • par contact direct avec un animal malade (par introduction d’animaux infectés en provenance d’autres exploitations, par contact avec des sangliers dans les exploitations avec libre parcours).La transmission par voie aérienne à très courte distance est possible ;
  • par contact indirect, par l’intermédiaire de personnes véhiculant mécaniquement le virus ou d’équipements ou de véhicules contaminés. Le sang est très infectieux ;
  • par ingestion, lors de distribution aux porcs de déchets alimentaires contaminés insuffisamment chauffés (se méfier des importations illégales de produits à base de viande par des voyageurs).
  • Par les tiques infectées du genre ornithodoros (piqûre, ingestion, inhalation). Ce vecteur n’est toutefois pas présent en Belgique.

 

Traitement

Il n’existe pas de traitement spécifique de la PPA.


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Mesures de prévention et de lutte

 

Prévention

Il n’existe pas de vaccin contre la PPA qui permettrait de pratiquer une vaccination préventive.

La prévention contre la PPA passe par le respect de mesures générales qui sont d’application sur l’ensemble du territoire belge :

  • Pour les éleveurs de porcs :
    • interdiction des rassemblements de porcs, à l’exception d’un rassemblement de porcs d’abattage (donc à destination d’un abattoir) ;
    • interdiction d’introduction d’un sanglier mort ou abattu lors d’une partie de chasse ou d’une partie de sanglier dans l’entité géographique d’un troupeau porcin ;
    • interdiction de pénétrer au sein d’une exploitation porcine ou d’entrer en contact avec des porcs dans les 72 heures qui suivent un contact avec un sanglier sauvage ;
    • interdiction de distribution de déchets de cuisine aux porcs ;
    • application de mesures de biosécurité au sein de tout élevage ;
    • mise en quarantaine des nouveaux porcs introduits au sein d’un élevage.
     
  • Pour les transporteurs de porcs :

Concernant les transports vers ou à partir de pays tiers et de toute zone à risque au sein de l’UE pour une maladie porcine, les mesures suivantes sont d’application :

    • pour les importations à partir de ces pays/zones : obligation d’avertir l’ULC du lieu d’arrivée dans les 24h de l'entrée en Belgique ;
    • Tout transporteur nettoie et désinfecte son moyen de transport avant l'entrée sur le territoire belge. Ce nettoyage et cette désinfection sont attestés par le transporteur soit, pour les transporteurs établis en Belgique, dans le volet 1 du document dont le modèle figure à l'annexe 2 de l’AR du 18 juin 2014 portant des mesures en vue de la prévention des maladies du porc à déclaration obligatoire  et qui a été fourni au transporteur par l'Agence lors de l'établissement du certificat préalable à l'échange ou à l'exportation vers un pays tiers ou une zone à risque, soit, pour les transporteurs non établis en Belgique, dans un document équivalent. Ce document est présenté sur demande lors d'un contrôle de l'Agence.
    • avant d'effectuer un nouveau transport au départ d'une exploitation située sur le territoire belge avec ce même moyen de transport, tout transporteur :
        1° nettoie et désinfecte ce moyen de transport une seconde fois. Il atteste cette seconde opération dans un document équivalent au document du volet 2 de l'annexe 2 de l’AR du 18 juin 2014 ;
        2° fait vérifier par l'Agence ces deuxièmes nettoyage et désinfection. L'Agence atteste un contrôle favorable au volet 2 de l'annexe 2 ou dans le document correspondant le cas échéant.
      Lorsque tous les volets du document précité ont été complètement remplis, le transporteur fournit immédiatement une copie de ce document à l'Agence. L'original du document est à conserver par le transporteur pendant 5 ans dans son registre de transport.
    • accès à tout endroit ou exploitation où sont détenus des porcs interdit à tout véhicule, toute personne et tout matériel qui, dans les 72 heures précédent, soit a été en contact avec des porcs ou sangliers originaires d’une zone à risque, soit s’est rendu dans un endroit ou une exploitation situé dans une zone à risque où sont détenus des porcs.
     
  • Pour les établissements de traitement du gibier sauvage :
    • les importations de produits d’origine animale issus d’espèces sensibles à la PPA à partir de pays tiers ou de zones à risque situées dans un Etat membre de l’UE sont interdites ;
    • les établissements de traitement du gibier sauvage doivent être particulièrement vigilants par rapport aux importations à partir de la Lituanie, de l’Estonie, de la Lettonie et de la Pologne ou de tout autre pays dans lequel est délimitée une zone à risque.
     
  • Pour les chasseurs :

Les chasseurs qui se rendent dans des pays infectés, et en particulier dans les zones à risque, doivent prendre toutes les mesures de précaution nécessaire pour éviter d’introduire la PPA à leur retour en Belgique.

    • après la chasse, se laver les mains avec de l’eau et du savon ;
    • nettoyer et désinfecter les bottes ainsi que tout le matériel qui a été en contact avec des sangliers, des déchets de sangliers ou avec le sol de lieux à risque où les carcasses ont été collectées et éviscérées ;
    • nettoyer les véhicules qui ont participés à la chasse, sans oublier les pneus et l’intérieur des véhicules ;
    • laver les vêtements portés au cours de la chasse à haute température (minimum 60°C) ;
    • ne pas utiliser de chien au cours de la chasse ;
    • éviter de ramener des carcasses, des parties de carcasses ou des trophées de sangliers en Belgique ;
    • après avoir participé à une chasse dans une zone à risque ou avoir eu un contact avec un sanglier dans une zone à risque, interdiction de pénétrer dans une exploitation porcine et d’avoir des contacts avec des porcs domestiques dans les 72h suivant le retour en Belgique.
Toutes les mesures de prévention concernant les personnes, les animaux et les moyens de transport revenant de pays ou de zones à risques, c’est-à-dire de pays ou de zones dans lesquels des mesures temporaires de lutte ou de prévention sont mises en place suite à la détection de la maladie, sont détaillées dans l’AR du 18 juin 2014 portant des mesures en vue de la prévention des maladies du porc à déclaration obligatoire.

 

La prévention et la lutte contre la peste porcine africaine (PPA) est basée en Belgique sur la prévention, la détection précoce, et la préparation de plans de lutte. Les autorités fédérales sont compétentes pour la faune domestique et les autorités régionales pour la faune sauvage.

 

Détection précoce 

  • Un monitoring passif :  la PPA est une maladie à déclaration obligatoire. Toute suspicion ou confirmation chez des porcs ou toute identification du virus doit être déclarée à l’AFSCA. Cette obligation s’applique aux détenteurs, aux vétérinaires et aux laboratoires. D’autre part, tout détenteur de porcs doit avoir un contrat avec un vétérinaire qui devra faire 3 visites sanitaires par an au cours desquelles il vérifie l’état de santé de tous les porcs.
  • Un monitoring actif : la surveillance des maladies dans la faune sauvage est une compétence exclusive des Régions. Depuis plusieurs années, en concertation avec l’AFSCA, un programme de prélèvement et d’analyse de la peste porcine classique sur des sangliers en période de chasse a été développé d’abord en Région wallonne, puis également maintenant en Région flamande. En effet, jusqu’en 2012, cette maladie était présente dans la population de sangliers sauvages en Allemagne. Par le développement récent de la PPA en Europe de l’Est et suite aux conseils de l’AFSCA, les Régions analysent également maintenant les prélèvements pour la PPA.

 

Prévention

  • Communication : dès l’apparition des premiers cas de PPA en Europe, l’AFSCA a envoyé des newsletters à tous les vétérinaires afin de les informer de la situation, de leur rappeler les symptômes et risques liés à la maladie, et de les appeler à une plus grande vigilance. En ce qui concerne la communication avec les chasseurs, l’AFSCA en a informé les Régions, puis les régions se sont chargée des campagnes de communication destinées aux chasseurs. De nombreuses informations sont également disponibles sur le site internet de l’AFSCA, qui est régulièrement actualisé.
  • Biosécurité des élevages : récemment, un arrêté royal a été publié (Arrêté royal du 18 juin 2014 portant des mesures en vue de la prévention des maladies du porc à déclaration obligatoire). Cet arrêté établit des mesures de biosécurité dans les élevages de porcs (infrastructures, gestion de l’élevage, des visites et des moyens de transport) destinées à éviter l’introduction de maladies telles que la PPA en provenance de zones ou de pays à risque.

 

Lutte

Lorsqu’un foyer de PPA est identifié au sein d’une exploitation porcine située sur le territoire belge, les mesures mises en place ont pour but d’isoler le plus rapidement possible ce foyer afin d’empêcher la propagation de la maladie et d’éradiquer le virus. L’AFSCA appliquera entre autres les mesures suivantes :

  • décret d’un stand-still national de maximum 72 heures, au cours duquel tout déplacement de porcs est interdit, à l’exception des transports directs vers les abattoirs ;
  • délimitation d’une zone de 500 m autour du foyer, d’une zone de protection de 3 km et d’une zone de surveillance de 10 km ;
  • assainissement de toutes les exploitations situées dans la zone de 500 m et détenant des animaux des espèces sensibles et destruction des produits issus de ces animaux sensibles ;
  • réalisation d’une enquête épidémiologique afin d’identifier l’origine de la contamination et les voies de propagation éventuelles (exploitations de contact) ;
  • imposition de mesures restrictives aux exploitations de contact identifiées ;
  • mesures d’interdiction de déplacement et surveillance accrue dans les zones délimitées ;
  • mesures de biosécurité dans l’ensemble du pays.

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Législation

 

La peste porcine africaine est une maladie contagieuse à déclaration obligatoire. Toute suspicion doit immédiatement être communiquée à l’unité locale de contrôle de l’AFSCA.

 

Législation belge

Arrêté royal du 18 juin 2014 portant des mesures en vue de la prévention des maladies du porc à déclaration obligatoire (M.B. du 09/07/2014)

(Numéro NUMAC - 2014018229 - pour consulter la version coordonnée)

 

Arrêté royal du 19 mars 2004 relatif à la lutte contre la peste porcine africaine (M.B. du 22/03/2004)

(Numéro NUMAC - 2004022188 - pour consulter la version coordonnée)

 

Législation européenne

 

Directive 2002/60/CE du Conseil du 27 juin 2002 établissant des dispositions spécifiques pour la lutte contre la peste porcine africaine et modifiant la directive 92/119/CEE, en ce qui concerne la maladie de Teschen et la peste porcine africaine (J.O. du 20/07/2002)

(Consulter la version consolidée)

Décision 2014/709/EU de la Commission du 9 octobre 2014 concernant des mesures zoosanitaires de lutte contre la peste porcine africaine dans certains États membres (J.O. du 11/10/2014)

(Consulter la version consolidée)

Plus d'information sur le site de la Commission Européenne :

http://ec.europa.eu/food/animal/diseases/controlmeasures/asf_en.htm


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Situation en Belgique et à l'étranger

 

Situation en Belgique

La seule épidémie de PPA en Belgique date de 1985, en Flandre occidentale. Pendant cet épisode, dû à une introduction de viande de porc contaminée en provenance d’Espagne, 12 exploitations furent contaminées, 185 exploitations furent bloquées et plus de 30.000 porcs furent détruits.

 

Situation à l'étranger

En Europe

La PPA est présente en Sardaigne où elle est endémique chez les porcs semi-sauvages et les sangliers sauvages. Elle a refait son apparition en 2014 en Lituanie, puis dans 3 autres pays européens : la Pologne, la Lettonie et l’Estonie. Ces cas font suite à l’apparition de la PPA en Géorgie en 2007 et à sa dissémination massive en Russie et ensuite en Ukraine et en Biélorussie. Dans ces derniers pays, la maladie a fait son apparition dans le cheptel porcin domestique et dans la faune sauvage. Les mesures classiques de lutte ont été appliquées, mais n’ont pas permis d’enrayer la propagation de la maladie.

 

Hors Europe

La PPA est endémique dans les pays d’Afrique sub-saharienne.





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