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Professionnels > Production animale > Animaux > Santé animale > Brucellose
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Brucellose



   

Qu'est-ce que la brucellose ?

Législation
Symptômes de la maladie
Evolution de la maladie

Mesures à prendre pour éviter la brucellose
La situation en Belgique
La gestion du risque sanitaire

Communications

 

Contact U.L.C.

Les éleveurs qui souhaitent plus d'information peuvent contacter leur Unité Locale de Contrôle



Biocides

Produits de désinfection autorisés pour lutter contre la brucellose


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Communications

2016  
22/12/2016 Tableau de décision - Brucellose - Lait (PDF)
2013  
25/01/2013 Le point sur la brucellose
18/01/2013 Cas de brucellose dans la province de Namur
2012  
01/08/2012 Fin de l'épisode de brucellose (PDF)
25/06/2012 Analyses brucellose obligatoires pour les bovins de plus de 18 mois à l'achat et avant concours/exposition dès le 27 juin 2012  (PDF)
18/05/2012 Nouveau foyer de brucellose en province de Namur  (PDF)
16/05/2012 Mise en évidence de Brucella suis dans le 5ème foyer détecté le 2 mai en province de Namur (PDF)
14/05/2012 Tableau de décision – Brucellose - Lait (PDF)
04/05/2012 Intensification des mesures d’épidémio-surveillance de la brucellose (PDF)
03/05/2012 5ème foyer en province de Namur (PDF)
24/04/2012 Collecte des veaux d’engraissement dans les exploitations de contact (PDF)
13/04/2012 Point sur la brucellose (PDF)
03/04/2012 3ème et 4ème foyers en province de Namur (PDF)
22/03/2012 2ème foyer en province de Flandre orientale (PDF)
20/03/2012 Point sur le cas de brucellose en province de Namur (PDF)
19/03/2012 Présentation à propos du cas de brucellose en province de Namur (PPT)
08/03/2012 Confirmation d'un cas de brucellose en province de Namur (PDF)
   
2010-2011  
07/03/2011 Historique du cas de brucellose en province de Liège (PDF)
22/12/2010 Le cas de brucellose en province de Liège semble plutôt être un cas isolé (PDF)
03/12/2010 Découverte d’un cas de brucellose en province de Liège (PDF)
03/12/2010 Communiqué de presse : Confirmation d'un cas de brucellose en province de Liège (PDF)



Qu’est-ce que la brucellose ?

 

La brucellose est une affection contagieuse qui touche principalement les bovins et qui est provoquée par la bactérie Brucella abortus.

La maladie est extrêmement contagieuse pour les bovins et en cas de foyer massif, les conséquences économiques pour le secteur des bovins peuvent être désastreuses.

La brucellose est en outre une affection zoonotique. Cette maladie peut se transmettre à l'homme lors de la manipulation de matériel contaminé (manipulation de fumier, lors du vêlage,...) ou par contact avec des animaux contaminés. La brucellose représente un risque sérieux pour les personnes travaillant de manière professionnelle avec des animaux (agriculteurs, vétérinaires, transporteurs,...). Au niveau de l'hygiène, des mesures de précaution sévères doivent être respectées. Chez l'homme, la maladie va de paire avec des accès de fièvre et des symptômes de douleur généraux.

La consommation de viandes ne présente aucun risque car la bactérie n'y est la plupart du temps pas présente.

La bactérie peut également être présente dans le lait cru des exploitations bovines contaminées. Un traitement thermique approprié du lait exclut toute probabilité de contamination.


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Législation

 

Arrêté royal du 6 décembre 1978 relatif à la lutte contre la brucellose bovine.

(Numéro NUMAC - 1978120606 - pour consulter la version coordonnée)



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Symptômes de la maladie

 
Les bovins infectés présentent les symptômes suivants :
chez la génisse/la vache:
- avortements;
- rétention placentaire (même en l’absence d’avortement) ;
- métrite et infertilité;
- mammite (souvent affection inapparente avec légère réduction de la production laitière);
- arthrite, hygroma des genoux (genoux raides).

chez le taureau:
- orchite, infécondité;
- arthrite.

chez le veau:
- mort intra-utérine (avortons);
- veaux mort-nés à terme;
- veaux vivants et malades dès la naissance;
- veaux apparemment sains mais porteurs de germes à vie.


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Evolution de la maladie

 
  Voies de contamination

Généralement, les bovins sont contaminés par l'ingestion d'aliments contaminés ou en buvant de l'eau contaminée. Un veau peut être contaminé dans l'utérus par les muqueuses ou il peut être contaminé après la naissance en buvant du colostrum ou du lait contaminé.

La bactérie peut également pénétrer par la peau à la hauteur des pattes, du pis et via les yeux et les voies respiratoires.

Lors d'un avortement ou d'un vêlage, un bovin contaminé excrétera d'énormes quantités de germes e.a. via le liquide amniotique, le matériel obstétrical et l'urine.

Un taureau contaminé peut également transmettre l'infection lors d'une saillie.

  De la contamination à la maladie

Les germes assimilés atteignent les nœuds lymphatiques et ensuite le sang d'où ils peuvent se propager à tous les organes. L'évolution des symptômes peut être lente. Les germes peuvent se trouver à l'état latent pendant des mois, voire même des années dans les nœuds lymphatiques avant de se propager à l'ensemble de l'animal et occasionner des signes visibles de maladie. Lors de cette phase latente du germe, une analyse sanguine ou du lait peut encore être négative.

Chez les animaux adultes, la bactériémie initiale passe généralement inaperçue bien que de légers troubles cliniques apparaissent parfois (fièvre modérée, arrière-faix,......). Cette bactériémie persiste assez longtemps chez la plupart des animaux mais disparaît également de façon régulière pour resurgir plus tard à intervalles variables, souvent chez les animaux gestants.

Dans le cas d'une telle bactériémie, les brucella s'établissent dans divers organes et surtout dans l'utérus gravide, le pis, les testicules, la moelle osseuse, la rate, le foie, les nœuds lymphatiques, les gaines tendineuses, les bourses synoviales et les articulations.

Les bactéries peuvent rester à ces endroits sans aucun symptôme visible (on parle d'une infection latente) ou donner lieu à des troubles perceptibles qui varient en fonction des organes touchés (par ex. boiterie, orchite,...).

S'il s'agit d'animaux gestants, les brucella se frayent principalement un chemin jusqu'au placenta, à l'amnios et au fœtus. Ce dernier meurt généralement (encore dans l'utérus ou peu de temps après la naissance). Cela provoque en même temps une placentite nécrotique qui, dans la plupart des cas, donne lieu à l'avortement et à des adhérences expliquant les rétentions d'arrière-faix. L'avortement peut se produire à n'importe quel stade de la gestation, mais la plupart du temps aux environs du 6e ou du 7e mois.

Il est à noter que pour chaque avortement +/- 13.000 milliards de brucella se retrouvent dans l'environnement externe.

Lorsqu'un bovin contaminé est à nouveau gestant, la femelle peut à nouveau avorter ou bien la gestation peut se poursuivre jusqu'à son terme.


Lors de chaque vêlage ou avortement, les germes se répandront via les sécrétions vaginales. Lors des périodes de non gestation, le germe peut rester présent dans l'utérus durant des mois, voire même des années. Il peut à nouveau y avoir une excrétion de germes durant les chaleurs.

Entre-temps, la colonisation mammaire a pris une forme concrète pour une période de durée variable et parfois très longue, ce qui provoque la contamination du lait.

Un veau viable né d'une mère contaminée reste souvent porteur durant toute sa vie et peut propager les germes à partir du moment où il atteint la maturité sexuelle. L'achat de veaux femelles d'origine inconnue n'est donc pas sans risque.

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Mesures à prendre pour éviter la brucellose

Dans les circonstances actuelles (réintroduction du germe dans notre cheptel), il est important d'être prudent lors de l'achat de nouveaux animaux et de prendre en compte des mesures d'hygiène et de sécurité suffisantes dans une exploitation bovine. Cela signifie e.a.:

  Eviter l'achat de bovins d'élevage et de rente de provenance et de statut sanitaire inconnus. De tels animaux peuvent être contaminés et toutefois négatifs à l'analyse sanguine.

A la moindre suspicion de brucellose (fièvre, avortement, veau mort-né, arrière-faix, fertilité réduite,...), les examens nécessaires doivent être réalisées par le vétérinaire et les animaux suspects doivent être isolés.

  Il est préférable de ne pas reprendre dans le cheptel de provenance un animal avec lequel on s'est rendu sur un marché ou dans une exploitation inconnue.

  Des mesures d'hygiène strictes doivent être appliquées par les personnes qui pénètrent dans une exploitation bovine, e.a. l'utilisation de pédiluves de désinfection et de vêtements d'exploitation.

  Il est préférable de ne pas prêter ou échanger des vêleuses, épandeurs, tonneaux à lisier, ...


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La situation en Belgique

En Belgique, la brucellose est une maladie réglementée à déclaration obligatoire.
La brucellose est également reprise comme vice rédhibitoire.
La maladie fait également partie d'un programme de surveillance officiel.
La Brucellose doit de plus être notifiée:
- à l'Europe;
- à l'Organisation Mondiale de la Santé Animale;
- à l'EFSA.

La Belgique a été fortement contaminée jusqu'à la fin des années 80. Un dernier cas  a encore été diagnostiqué en 2000 avant l'obtention du statut "officiellement indemne".

En 2003, la Belgique a été déclarée indemne de brucellose par la Commission européenne. Le statut "officiellement indemne" permet les libres échanges commerciaux d'animaux entre les pays de l'UE et les autres pays tiers des marchés internationaux.

Fin novembre 2010, un foyer de brucellose a été constaté en province de Liège.
Le "statut officiellement indemne de brucellose" a été conservé après que la Belgique ait présenté des mesures qu'elle avait prises dans le cadre de ce foyer. Malgré l'enquête épidémiologique approfondie, l'origine de ce foyer n'a pas encore été découverte. L'enquête sur l'origine de la brucellose dans cette exploitation a été rouverte suite aux constatations de nouveaux foyers en 2012.

Lors de la campagne hivernale 2011-2012, 810 exploitations ont été échantillonnées (19.549 échantillons) dans le cadre du suivi épidémiologique du foyer. Aucun cas de brucellose n'a été constaté.

Début mars 2012, un nouveau foyer de brucellose a été constaté en province de Namur suite à l'analyse d'un avortement. Dans une exploitation de Flandre orientale, un bovin provenant de ce foyer s'est en outre révélé positif le 21 mars. L'exploitation avait déjà été placée sous surveillance. Ce cas confirme l'importance d'une traçabilité correcte des mouvements d'animaux.

Le 3 avril 2012, la brucellose a été mise en évidence dans 2 élevages supplémentaires situés en province de Namur. Ces élevages avaient été bloqués suite au premier foyer de cette maladie découvert en mars dans la même province.

L'Agence alimentaire a réalisé un screening "brucellose" systématique du lait de cuve dans toutes les exploitations de vaches laitières fin avril et fin juin 2012.

Le screening "lait" en avril a permis de découvrir le 2 mai 2012, en province de Namur, une cinquième exploitation touchée par la brucellose. Le 16 mai 2012, les analyses qui avaient pour objectif de déterminer le type de brucellose dans les échantillons provenant du bovin de ce dernier cheptel déclaré foyer de brucellose ont indiqué qu'il s'agissait de Brucella suis biovar 2. Ce biovar est exceptionnellement constaté chez les bovins.

Ce troupeau est donc considéré comme le 1er foyer de Brucella suis biovar 2 (et non comme le 5e foyer de Brucella abortus biovar 3).

Le 18 mai 2012, le deuxième bilan sérologique réalisé aux exploitations de contact du premier foyer ont permis de constater la brucellose dans une nouvelle exploitation en province de Namur. Cette exploitation était déjà bloquée depuis début mars. Le 22 mai 2012, le Centre d'Etudes et de Recherches vétérinaires et agrochimiques a confirmé que le germe de brucellose détecté était brucella abortus. La découverte de ce foyer entraîne qu'un certain nombre d'animaux devront à nouveau être testés sur base de l'évolution des résultats d’analyse entre le premier et le deuxième bilan.

Le 6 juillet 2012, 458 des 460 exploitations de contact avec foyers de Brucella abortus présentaient un deuxième bilan sérologique favorable. Dans deux exploitations, le deuxième bilan a été postposé. Dans 176 troupeaux, une troisième analyse a été réalisée sur un certain nombre d'animaux. Pour 148 de ces 176 troupeaux, des résultats d'analyse favorables ont été reçus.
Les 64 exploitations bloquées en raison de contact avec le foyer contaminé par Brucella suis ont été débloqués.

Le 1er août 2012, suite aux résultats d'analyse favorables, les mesures de protection ont été levées dans tous les troupeaux de bovins qui avaient des contacts avec un foyer de brucellose. Cela signifie la fin de l'incident brucellose. Un suivi ultérieur des exploitations de contact sera réalisé lors des prochains screenings hivernaux.

Le 18 janvier 2013 un nouveau cas de brucellose a été découvert en province de Namur dans une exploitation de vaches allaitantes. Il s'agit d'une exploitation qui était reprise dans le screening hivernal comme exploitation de contact du premier foyer de brucellose découvert en mars 2012. Ce foyer est clairement lié épidémiologiquement parlant aux foyers précédents; il ne s'agit donc pas d'un nouvel incident.


http://www.favv-afsca.fgov.be/_pictures/page/li.gif Pour de plus amples informations, voir les communications ci-dessus

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Le programme de surveillance

Le maintien du "statut officiellement indemne de brucellose" est une "obligation" pour le secteur, via analyse sérologique.
Le maintien de ce statut se base sur:
1. la surveillance épidémiologique
2. l'analyse des avortements
3. L'enquête épidémiologique lors d'une suspicion ou d'un foyer
4. le contrôle des déplacements
5. l'assainissement des animaux suspectés d'être contaminés ou des troupeaux infectés avec compensation financière

La surveillance
Fait un appel aux vétérinaires et éleveurs via :
- la notification obligatoire d'avortements, par les éleveurs de bovins,  suivie d'analyses des échantillonnages;
- La campagne hivernale analyse :

  • régulièrement un certain nombre de troupeaux choisis de façon arbitraire et répartis sur l'ensemble du territoire belge
  • une série de troupeaux "à risque" sélectionnés de manière ciblée;

- sérologie « aléatoire » pendant l'année.

Le contrôle des déplacements
Les animaux importés depuis des pays tiers (hors UE) ou vendus depuis des États membres non déclarés officiellement indemnes de brucellose sont testés à leur arrivée sur le territoire.
Les pays limitrophes (FR, DE, LU et NL) ont été déclarés indemnes tout comme la Belgique.
La liste des États membres qui ne sont pas officiellement déclarés indemnes est actualisée annuellement suivant la situation sanitaire dans ces pays ou régions.

L'assainissement des troupeaux contaminé
Les animaux que l'on suspecte d'être atteints sont abattus sur ordre et sont échantillonnés  pour analyse bactériologique ultérieure pour infirmer ou confirmer la contamination.
Dans les pays officiellement indemnes, une confirmation par culture est suivie par un assainissement complet du foyer.


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Notre mission est de veiller à la sécurité de la chaîne alimentaire et à la qualité de nos aliments, afin de protéger la santé des hommes, des animaux et des plantes.

Version imprimable   |   Dernière mise à jour le 22.08.2017   |   Haut de la page


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